Christiane Bost

En route vers l’autonomie

Première rencontre en début de formation (automne 2014)

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Elle a la fraîcheur et l’enthousiasme des débutants. Christiane Bost, 19 ans, s’est jetée à l’eau quand la mairie de Dolomieu l’a embauchée comme employée polyvalente en Contrat d’Avenir, en septembre 2014. Accompagnement des enfants à l’école en bus le matin, gestion des inscriptions pour le péri-scolaire, cantine, aide aux Atsem en maternelle, animation des temps péri-scolaires avec les primaires : chaque moment de ses journées variées a été une découverte. « J’ai suivi les consignes et peu à peu je fais à ma façon : il ne faut pas avoir peur de se lancer, de se débrouiller et de s’adapter à toute situation », dit-elle posément.

Vocation confirmée

Bien qu’attirée par le travail avec les enfants, Christiane a d’abord passé un CAP Vente : « Je ne savais pas qu’on pouvait passer un CAP Petite enfance en alternance », explique-t-elle. Elle effectue des petits boulots en intérim et passe son permis, avant que la Mission locale ne l’oriente vers la mairie de Dolomieu. « Ce poste a confirmé mon goût pour ce travail, se réjouit-elle. Même si les enfants nous en font voir de toutes les couleurs, il y a toujours des solutions. J’essaie d’être ferme sans être trop sévère : ils savent qu’il y a des limites, que je ne suis pas leur copine. »

Gagner de l’assurance

Pour Christiane, la formation au CQP représente beaucoup. « Même si je peux toujours poser des questions à mes collègues, je garde une inquiétude quand j’ai la responsabilité d’un groupe, avoue-t-elle. J’espère que la formation va m’aider à aborder des situations délicates, et me donner des idées nouvelles pour les activités. Comme je n’ai pas d’expérience, je prends tout dans cette formation ! » Après quelques séances déjà, la jeune animatrice gagne en assurance : « Cette semaine j’ai eu un groupe seule pour la première fois, je sais que je ne l’aurais pas vécu de la même manière sans la formation. » Et comme elle ne manque ni d’idées, ni d’initiative, Christiane compte bien devenir plus autonome rapidement : « Je pourrai donner mon opinion à mes collègues sur les activités, alors que jusque là je n’osais pas. » Une évolution qu’elle partage avec sa tutrice, une animatrice expérimentée, dont le regard et les conseils comptent beaucoup pour elle. Devenir autonome, c’est plus facile avec un accompagnement.

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Deuxième rencontre en fin de formation (juillet 2015)

A toute allure

 « Je suis surprise que ça aille si vite ! » Christiane Bost n’en revient pas de sa première année dans son poste, de sa formation au CQP et de sa rapide évolution au sein de son équipe à Dolomieu. Il faut reconnaître que la jeune fille ne perd pas de temps. « Je suis la dernière arrivée mais on me confie déjà des responsabilités, se réjouit-elle. J’organise les temps d’animation péri-scolaire avec l’élu, ainsi que la répartition des enfants dans les groupes, ça se fait naturellement, c’est bien. »

Force de proposition

En réunion avec ses collègues, Christiane n’hésite pas à rappeler les normes ou à proposer des idées. « On m’écoute », s’étonne-t-elle presque. L’animation d’un groupe seule, qu’elle a expérimentée pour la première fois cette année, s’est passée à merveille. « J’appréhendais un peu, mais la formation m’a beaucoup aidée, assure-t-elle. Connaître les besoins des enfants : se dépenser, imaginer, apprendre à jouer en groupe, m’a permis d’avoir confiance en moi. » Mais ce qui rend Christiane particulièrement fière, c’est l’évolution de la vie du groupe. « Mon objectif était de développer l’entraide et la coopération entre les enfants, explique-t-elle. Grâce à la formation, j’ai pu amener une évolution au sein du groupe : même les collègues et les parents ont apprécié la diminution des chamailleries et des conflits, j’ai eu d’excellents retours. Ça fait plaisir ! »

Une réussite méritée, après des efforts conséquents : Christiane a consacré tous ses dimanches à travailler ses cours, et ne le regrette pas. « Grâce au CQP, je peux travailler aussi au centre aéré de la commune l’été, et je ne suis plus débutante, je peux aborder mes activités avec plus d’assurance. » Surtout, la mairie l’encourage à passer le BPJEPS pour remplacer la responsable de l’équipe en congé maternité. Une sacrée reconnaissance pour cette toute jeune animatrice ! « Ça me plairait, reconnaît-elle. Tout ce qui m’arrive est incroyable, c’est une réussite. » On ne saurait mieux dire.

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Charlotte Foscallo

Sur tous les fronts

Première rencontre, en début de formation (automne 2014)

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Pour Charlotte Foscallo, tout est allé très vite. Après un CAP Prêt à porter passé sans grand intérêt pour ce secteur, elle démarre un Bac pro Commerce, puis connaît l’expérience de la maternité à 19 ans. Ayant interrompu ses études, la jeune fille cherche du travail, en vain, pendant plusieurs années. Jusqu’à ce qu’elle apprenne, en juin 2014, qu’une école cherche quelqu’un en Contrat d’Avenir.

Trois communes

En fait, c’est le syndicat scolaire intercommunal, réunissant les communes de Cras, Morette, Chantesse, Vatilieu et Notre-Dame de l’Ozier, qui embauche Charlotte en septembre 2014. « J’ai l’expérience de mes deux enfants, et j’ai beaucoup appris au contact de mes collègues : il faut être bien organisée. » Et pour cause : la jeune femme intervient dans les écoles de trois villages, comme Atsem, pour assurer la cantine et le péri-scolaire et aussi en garderie. « Ça ne me dérange pas de passer d’une commune à l’autre, c’est varié, ça me plaît », assure-t-elle.

Courageuse, Charlotte mène de front sa vie de famille, son emploi du temps dans plusieurs établissements, et les cours par correspondance : « Je prépare le CAP Petite enfance, explique-t-elle. Je travaille le soir à la maison. »

 

Regard professionnel

Du travail supplémentaire avec la préparation au CQP ? Pas de problème, a dit Charlotte quand son employeur l’a orientée vers la session de formation : « Ça me donnera un diplôme supplémentaire, et ça m’apporte beaucoup pour mon travail. » Et d’expliquer, avec le recul d’une professionnelle aguerrie : « Dans ce métier, il faut savoir rebondir, s’adapter : rien ne se passe jamais comme prévu. On n’a ni l’école parfaite, ni les enfants parfaits, ni le budget parfait : à nous d’adapter sur le terrain les enseignements de la formation. » C’est ce qu’elle fait avec les différentes tranches d’âge dont elle s’occupe, en préparant un projet autour du tri et du recyclage des déchets, ou dans ses relations avec les enseignants. Appréciant la spontanéité des enfants « qui ne calculent pas », et abordant sa mission avec douceur et détermination. « J’espère obtenir mon CAP et mon CQP, puis être titularisée à mon poste actuel ou comme Atsem », confie-t-elle. Et pourquoi pas continuer plus loin, sur ce bel élan ?

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Deuxième rencontre, en fin de formation (juillet 2015)

Des efforts récompensés

 Charlotte Foscallo le reconnaît volontiers : ce fut une année difficile. Ajouter une formation CQP à son emploi du temps de jeune maman intervenant dans plusieurs communes était un défi pour elle, qui se formait déjà par correspondance au CAP Petite enfance. « Il m’a fallu tout combiner en même temps, m’organiser pour travailler à la maison parfois jusqu’à une heure du matin ou plus, confie-t-elle. Cela a été long et pas tous les jours facile, mais intéressant. » Un temps, puis elle reprend : « Je se sens fière de l’avoir fait. On nous a donné une chance d’être formés, on s’est donné les moyens : il y a eu des moments de doute jusqu’au bout, mais quand on valide, on se dit qu’on était finalement capable. »

Un nouveau regard

Rassurée sur ses capacités, Charlotte est aussi satisfaite des apports concrets de la formation. « On a vraiment appris à monter un projet de A à Z, à évaluer notre travail, à amener les enfants à participer, explique-t-elle. Mon regard a changé sur le péri-scolaire, avant je le considérais plus comme de la garderie, je ne travaillais pas comme ça. » La jeune animatrice a mené à bien son projet autour du tri et de recyclage, réalisant avec les enfants de CP un drôle de bonhomme en matériaux de récupération.

Charlotte, qui a signé le renouvellement de son Contrat d’Avenir pour deux, envisage l’avenir avec un nouveau regard et des repères plus solides pour mener à bien sa mission. Elle continue à préparer son CAP, toujours aussi motivée pour passer le concours d’Atsem. « Si je l’obtiens, je pourrai être embauchée après mes deux années en Contrat d’Avenir, espère-t-elle. Pour moi, le métier d’Atsem permet d’être encore plus au contact des enfants et à leur écoute. Dans le cadre du péri-scolaire, on n’a que 45 minutes avec eux, et ce ne sont pas toujours les mêmes enfants, c’est frustrant. » Une vraie motivation anime Charlotte, et un courage inentamé lui permet d’avancer. Ce qu’elle résume en trois mots : « Il faut s’accrocher. »

Doriane Quattrociocchi

Le goût de l’enfance

Première rencontre, en début formation (automne 2014)

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Doriane Quattrociocchi l’assure tout de go : elle aime son travail. Embauchée en 2012 par la mairie de Vasselin pour assurer des missions de garderie et d’Atsem dans deux villages (Vasselin et Saint-Sorlin-de-Morestel), mais aussi pour encadrer la cantine et les temps d’animation péri-scolaires de l’école primaire de Vasselin, elle a eu le temps de voir confirmé son goût pour le travail avec les enfants. « Depuis petite, j’ai toujours aimé ça, mais j’avais été mal orientée », raconte-t-elle. Une histoire trop banale d’orientation mal ficelée.

Un long chemin

Originaire de Morestel, Doriane a passé un BEP Secrétariat dans la région lyonnaise, sans grande conviction. D’ailleurs, elle plaque en Terminale, avant le Bac pro. Suivent deux ou trois années d’intérim, durant lesquelles la jeune fille passe de l’usine (les jambons d’Aoste) aux commerces, sans toutefois renoncer à son envie de travailler auprès des petits. « Je voulais en finir avec l’usine, et j’ai donc préparé le CAP Petite enfance par correspondance, en même temps que mon travail », indique-t-elle. Son courage paie : Doriane obtient son CAP, quitte l’usine et file à la Mission locale de Morestel qui lui trouve des remplacements. Notamment sur un poste d’Atsem à l’école maternelle, qui la conforte dans son choix. Jusqu’à ce que la mairie la recrute pour trois ans sur son poste actuel.

Une titularisation espérée

En juillet 2015, le contrat de Doriane se termine. La jeune femme a donc saisi avec espoir la proposition de formation au CQP faite par la mairie. « J’aimerais être titularisée comme Atsem, et le CQP me donnera une chance supplémentaire », confie-t-elle. En attendant, elle découvre avec une curiosité intacte les divers aspects de la formation. « J’apprends plein de choses, je découvre la pédagogie avec des intervenants spécialisés, et je mets en pratique directement avec les enfants. C’est utile même pour la garderie des plus petits. »

Doriane monte avec les 8-10 ans un projet de théâtre de marionnettes qui sera présenté aux parents, et dont les enfants se réjouissent. « C’est la première fois que je réalise un tel projet, en échangeant avec ma collègue, j’y travaille le soir aussi, en révisant les cours : c’est très intéressant. » De quoi confirmer son goût pour l’enfance : « J’aime le contact avec les enfants, c’est un métier vivant, je ne m’ennuie jamais, et certains d’entre eux sont très attachants. » Tout est dit.

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Deuxième rencontre, en fin de formation (juillet 2015)

En poste !

 La persévérance paie. A l’issue de son Contrat d’avenir, en juillet 2015, Doriane Quattrociocchi a été embauchée en CDI par la mairie de Vasselin. Un poste d’adjoint technique 2e classe a été créé afin qu’elle poursuive ses missions auprès des enfants. Une vraie victoire pour elle, après des débuts compliqués. Désormais, la jeune femme envisage la suite avec sérénité, et une confiance renforcée par sa formation.

Animatrice professionnelle

« J’ai beaucoup appris durant ces six mois de CQP, confie Doriane. Même si cela a parfois été lourd d’ajouter du travail à la maison, et stressant de passer des épreuves devant un jury. Il a fallu se remettre à travailler comme à l’école, mais je ne regrette pas : j’ai retrouvé le goût d’écrire, de réfléchir, et cela va me servir pour mon métier. »

Dans l’immédiat, les sessions de formation accompagnent sa pratique au quotidien : construire un projet cohérent en tissant les liens d’une séance à l’autre, prendre en compte les idées et les demandes des enfants, faire attention aux événements de la journée, calmer les conflits, informer les parents. Pour son projet de théâtre de marionnettes aussi, l’animatrice a puisé dans la formation. Les marionnettes ont été fabriquées, l’histoire écrite. Même si le déménagement de l’école a un peu retardé le projet, celui-ci prend bonne forme.

« Maintenant, je sais animer, ce que je ne faisais pas avant, résume Doriane. Par exemple, je peux commencer par lire une histoire et enchaîner avec une activité en rapport avec celle-ci. »

L’année prochaine, la jeune femme envisage de terminer son Bafa laissé en cours de route et de se former aux premiers secours. Après un remplacement de secrétaire en mairie durant l’été, elle retrouvera son poste avec enthousiasme. « Je me sens en position de proposer des actions, dit-elle. La formation me permet de réfléchir et d’avoir des idées. Ça va être différent : je vais mieux m’organiser, préparer mes séances, discuter avec les enfants. » La voilà lancée.

Erika Fink

Une vocation d’enfance

Première rencontre, en début de formation (automne 2014)

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Deux heures de route : il faut à Erika Fink une belle motivation pour suivre la formation du Centre de gestion à Bourgoin-Jallieu. La jeune fille de 19 ans, qui vit en Ardèche, a été recrutée fin 2014 par la mairie de Vernioz en Isère, comme agent polyvalent et animatrice des temps péri-scolaires.

La motivation ne fait pas défaut à Erika, et elle lui vient même de loin : « J’ai toujours eu le goût de m’occuper des enfants, depuis toute petite, confie-t-elle. J’ai d’ailleurs commencé avec mon petit frère ! » En 2012, elle a donc passé son CAP Petite enfance, avec l’idée de devenir Atsem.

Plonger dans le bain

« Après mon CAP, se souvient Erika, on m’a expliqué que le domaine de la petite enfance offrait peu de postes, j’ai donc commencé une Mention complémentaire Aide à domicile pour être sûre de trouver du travail. » Mais la motivation est plus forte. La lycéenne abandonne les cours, sûre de sa voie. Trouve quelques travaux alimentaires, puis un remplacement qui va la marquer : « De mars à septembre 2014, j’ai été animatrice vie quotidienne en classe verte, et en centre de loisirs, à Pélussin dans la Loire : j’étais la seule animatrice pour deux classes à la fois, avec quelques enfants en difficulté ou handicapés. C’était ma première expérience ; j’ai demandé quelques conseils et je me suis lancée. »

Une immersion qui la ravit. « Découvrir des enfants de milieux différents, leur enseigner des règles de vie, leur apprendre à devenir plus autonomes : cela m’a plu de sentir que je leur apportais quelque chose, et que leur retour était positif. » Une vraie vocation.

Saisir sa chance

A la mairie de Vernioz, Erika intervient pour le ménage et la cantine en plus des temps d’animation péri-scolaires. Quand son employeur lui propose le CQP, elle n’hésite pas une seconde : « C’est un diplôme supérieur au BAFA, qui donne une plus grande ouverture, assure-t-elle. Même si je dois venir de loin, je ne pouvais pas rater cette occasion de me former. C’est une chance qu’on me l’ait proposée ! La formatrice nous pousse vraiment et nous aide à définir précisément nos objectifs : je découvre pas mal d’aspects que j’ignorais. »

Pour son projet de formation, Erika travaille avec un groupe d’enfants de son village sur une histoire racontée via un kamishibai – un théâtre de papier japonais. « Nous sommes préparés grâce à la formation, dit-elle. Je suis confiante. »

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Deuxième rencontre, en fin de formation (juillet 2015)

Continuer sur la lancée

Pour Erika Fink, l’année qui vient de s’écouler a confirmé l’envie de travailler avec les enfants. Outre sa mission d’animation péri-scolaire, la mairie lui a confié un remplacement d’Atsem. Un surplus de travail non négligeable, surtout pour la jeune femme qui habite loin de son lieu de travail, mais qu’elle a apprécié : « Cette expérience confirme mon envie de devenir Atsem, même si j’aime aussi l’animation : en fait, tout me plaît du moment que j’apporte quelque chose aux enfants, c’est cela qui compte. »

Complément au CAP

Erika a profité de la formation au CQP pour enrichir ses connaissances acquises lorsqu’elle avait passé le CAP Petite enfance. « Cela m’a apporté des rappels utiles sur l’imagination, la créativité, l’autonomie des enfants », souligne-t-elle. Plus encore, les cours ont aussi été un soutien et une motivation lorsque l’animatrice se sentait fatiguée ou confrontée à des obstacles dans la réalisation de son projet autour du kamishibaï. « Il a fallu tout recommencer au début quand les grandes sections ont rejoint le groupe, heureusement la formatrice m’a donné des solutions et ma tutrice m’a poussée. » Un soutien bienvenu tout au long d’une année intense. Et Erika de souligner l’importance à ses yeux de la dynamique au sein groupe de jeunes animateurs en formation, « soudés et motivés », autre précieux appui.

« On a parfois des frustrations, quand des enfants choisissent de partir vers une autre activité alors qu’on est investis dans un projet cohérent de A à Z, précise Erika. La réalité de terrain est plus compliquée que la théorie, il faut savoir s’adapter, être souple pour rebondir, se dire que l’essentiel n’est pas le résultat mais le plaisir de l’enfant. »

Erika tire un bilan positif de cette année de formation. « J’ai appris à mieux informer les parents, à organiser mes temps d’animation, maintenant je réfléchis à de nouvelles idées de projets, à mener en équipe. » Et la jeune femme a décidé de poursuivre dans l’élan de la formation : « Je voudrais me former en Français pour améliorer mon écrit, et peut-être suivre d’autres formations par la suite, en accord avec les élus. » Pleine de confiance, Erika peut regarder l’avenir avec sérénité.

Tiffany Delphin

Une tranquille assurance

Première rencontre, en début de formation (automne 2014)

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 Depuis toujours, Tiffany Delphin a envie d’aider les autres. Sa première idée est de devenir monitrice-éducatrice pour sourds et muets ou pour jeunes délinquants. Elle aime les enfants, aussi, et passe son Bafa à 17 ans pour travailler pendant les vacances au centre aéré de son enfance aux Echelles (Savoie). En 2009, elle passe, sans succès, un BEP Carrières sanitaires et sociales.

Saisir l’occasion

« Puis j’ai eu ma fille et je n’ai pas travaillé durant trois années, explique Tiffany. Après cette pause, j’ai enchaîné les petits boulots et beaucoup cherché avant de trouver un emploi d’insertion en ressourcerie, en 2014. » C’est dans ce cadre, avec l’aide d’un chargé d’insertion, que la jeune femme conçoit son projet : devenir Atsem et/ou auxiliaire-puéricultrice en crèche. En quête d’un Emploi d’Avenir à la Maison de l’emploi, elle tombe sur l’offre de la mairie de Pommiers-la-Placette en décembre 2014 : un poste d’animatrice péri-scolaire et d’animation à la MJC de Voreppe pendant les vacances. L’occasion est trop belle : Tiffany est recrutée par le Centre de gestion en Contrat d’Avenir d’un an renouvelable deux fois, et démarre le 1er janvier 2015.

« Le péri-scolaire est très différent de l’animation durant les vacances, constate-t-elle. Le temps est plus court, plus rapide et plus rythmé, et on n’a pas tous les enfants tout le temps : cela nécessite plus de souplesse. »

Se former pour approfondir

A 24 ans, Tiffany garde le cap sur son projet, et profite de son expérience d’animatrice péri-scolaire pour explorer de nouvelles approches et élargir ses connaissances. « La formation au CQP aborde les choses de façon plus complexe que le Bafa, souligne-t-elle. On rentre plus dans les détails, ce qui me permet d’approfondir ce que je connaissais. Le CQP est aussi plus orienté vers l’école, notamment sur la réglementation. » En dépit des semaines bien chargées, Tiffany prend le temps de préparer à la maison ses animations, son projet et ses cours. Avec la même motivation : « Le CQP m’aidera peut-être à devenir Atsem sans passer le concours, mais surtout il m’apporte des connaissances utiles pour passer le CAP Petite enfance. » Un CAP que la jeune femme est prête à passer par correspondance en poursuivant sa mission en Contrat d’Avenir. « Je sais que je n’ai pas terminé, mais je sais ce que je veux », dit-elle avec une tranquille assurance.

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Deuxième rencontre, en fin de formation (juillet 2015)

Progresser pas à pas

Tiffany Delphin se souviendra de cette première année en Emploi d’Avenir. Entre sa mission à Pommiers-la-Placette et à Voreppe, sa vie de famille et la formation pour le CQP, elle avoue pudiquement que les semaines furent « bien chargées ». La jeune femme ne compte pas les nuits où elle a travaillé jusqu’à trois heures du matin pour terminer ses dossiers et préparer ses cours. Un investissement lourd, mais dont elle se félicite : « La formation m’a servi dans mon métier, en approfondissant les bases que j’avais, explique-t-elle. Contrairement au centre aéré, l’animation péri-scolaire permet de construire un projet sur toute l’année, avec un suivi entre les séances : c’est plus intéressant et les enfants savent où on en est, c’est tout-à-fait différent. »

Reconnaissance

Obtenir un diplôme comme le CQP n’est pas anodin pour Tiffany. « Cela change le regard des élus, souligne-t-elle. Mon tuteur administratif m’a dit qu’il constatait la différence entre ma façon de travailler et celle des titulaires du Bafa. » Une vraie reconnaissance pour l’animatrice, qui envisage sa mission différemment. « Pour la rentrée, je pourrai monter mon projet dès le début de l’année. Je voudrais réaliser un journal du péri-scolaire avec les enfants à partir du CP. On pourrait sortir un numéro à chaque période de vacances. » Grâce à sa formation, Tiffany ne se lance pas au hasard : elle réfléchit à la manière de monter ce projet, d’organiser les séances, et surtout, de présenter l’idée aux enfants.

A moyen terme, Tiffany garde les yeux sur son objectif : le CAP Petite enfance. « Je n’ai pas été dégoûtée par les nuits de travail ! », plaisante-t-elle. Son courage et sa motivation lui permettent d’aborder sereinement la perspetive de deux ans de formation par correspondance, en plus de son poste. « J’ai toujours envie d’être Atsem, dit-elle. Le métier permet d’être plus en contact avec les enfants, toute la journée, et l’animation me servira pour être Atsem. C’est un beau métier. » Une conviction intacte.

 

Tiffany Léonard

Rencontre avec un métier

Première rencontre, en début de formation (automne 2014)

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Tiffany Léonard le dit tout net : « avant », l’animation ne l’intéressait pas. Cette jeune femme de 23 ans originaire de Saint-Jean d’Avelanne, village du Nord-Isère, a toujours voulu travailler avec les enfants, dans une approche de service à la personne. Elle a donc passé un CAPA Service en milieu rural, un BEPA Service aux personnes, puis un CAP Petite enfance. « J’ai d’abord travaillé un an comme garde d’enfants chez des particuliers, puis j’ai remplacé une Atsem à l’école maternelle », raconte-t-elle. Jusqu’à l’expérience qui a tout changé.

Un autre regard

C’est un poste en centre de loisirs durant un été qui fait découvrir un nouvel horizon à Tiffany. « J’avais seule la responsabilité d’un groupe et il fallait trouver des activités, se souvient-elle. J’ai un peu demandé conseil et je me suis lancée : découvrir la variété des activités possibles avec les enfants a changé mon regard sur l’animation. »

A la rentrée 2014, nouveau poste, à la cantine de l’école de Pont-de-Beauvoisin, complété par la garderie le soir et des temps d’animation péri-scolaires deux fois par semaine. « En novembre, l’école de Saint-Jean d’Avelanne, où j’avais déposé un CV un an auparavant, m’a appelée pour remplacer une personne partant à la retraite, avec une transition en binôme jusqu’à la fin de l’année. » Pas d’hésitation : Tiffany démissionne. La voilà agent technique en Emploi d’Avenir pour trois ans.

Mode d’emploi

A Saint-Jean d’Avelanne, Tiffany assure la garderie puis une mission d’Atsem le matin, la cantine à midi, et les temps d’animation péri-scolaires trois fois par semaine. Sans oublier le ménage deux fois par semaine. « Quand la mairie m’a invitée à suivre la formation au CQP, j’ai eu peur, reconnaît-elle. Consacrer les mercredis et les vacances à préparer trois certifications, c’est lourd – et j’avais aussi l’impression de devoir retourner en cours. » Une appréhension vite dissipée : l’apprentissage de nouvelles compétences, l’approche concrète de la formation ont vite séduit la jeune animatrice. « Ça m’aide déjà au quotidien, se réjouit-elle. Par exemple, je fais maintenant un planning au lieu de préparer les activités au jour le jour, et je vois mieux comment m’organiser. »

Autre découverte : la réflexion globale sur la cohérence entre activités, qui fait « sortir de la routine « Noël, Pâques, Fête des Mères » », dit Tiffany avec humour. Et de préparer avec enthousiasme un projet sur les monstres, décliné sous de multiples formes : coloriage, histoires, papier déchiré, création de monstres, réalisation d’un livre. « C’est beaucoup plus intéressant pour moi et pour les enfants », assure-t-elle. Dans le même élan, elle commence à développer des échanges avec l’institutrice, en lien avec le projet de l’école.

« Idéalement, j’aimerais prolonger mon poste avec le Contrat d’Avenir, confie-t-elle. J’ai envie de faire profiter de ma formation les enfants et mes collègues qui n’ont pas eu la chance de la suivre. » Une vraie rencontre avec un métier : Tiffany ne regrette pas son changement d’orientation.

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Deuxième rencontre, en fin de formation (juillet 2015)

Un bagage pour aller plus loin

A l’issue de sa prmeière année en Emploi d’Avenir, Tiffany Léonard tire un bilan en deux couleurs. D’un côté, l’incertitude liée à l’avenir de son poste rend sa situation difficile. « Je devais remplacer comme Atsem une personne partie à la retraite, mais ce n’est plus d’actualité, regrette-t-elle. Je ne sais pas quelle mission me sera confiée par le syndicat intercommunal qui m’a embauchée, c’est l’inconnu. » Une déception pour la jeune recrue, tellement enthousiasmée par ses activités péri-scolaires. « Mais cela n’entame ni ma motivation, ni mes envies », assure Tiffany, qui préfère s’attarder sur le meilleur : les gratifications de la formation au CQP.

Valorisée et enrichie

« La formation a été aussi lourde qu’enrichissante, explique Tiffany avec son franc-parler. Cela a parfois été difficile de travailler à la maison le soir et le week-end, après des journées bien remplies, et j’ai dû fournir un gros effort personnel. Mais ça valait vraiment la peine : on nous a donné des connaissances et des informations riches, que j’ai pu mettre en pratique directement. » Pour son projet réalisé avec les enfants, par exemple. « Je suis en train de terminer le livre sur les monstres, ce fut une aventure difficile car je n’avais pas fait de véritable planning, mais c’était une idée ambitieuse. » La formation a aidé l’animatrice à structurer ses interventions. « J’ai appris à monter un projet au lieu d’enchaîner des activités sans lien, explique-t-elle. Si je devais refaire le livre, je m’y prendrais autrement : j’établirais un planning, et j’envisagerais des collaborations avec la bibliothèque, par exemple. » Une chose est sûre : Tiffany a pris plaisir à travailler sans routine, en donnant du sens à son activité. « J’ai l’impression d’apporter des choses aux enfants, c’est valorisant », résume-t-elle. Et, sans perdre sa belle énergie : « Avec le CQP, j’ai un bagage supplémentaire, qui me servira pour aller plus loin, ici ou ailleurs. » C’est une certitude.

Kevin Lefebvre

Naissance d’une ambition

Première rencontre, en début de formation (automne 2014)

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A 21 ans, Kevin Lefebvre a déjà expérimenté des secteurs professionnels très divers. Au départ tenté par les espaces verts, il passe un CAP Horticulture à la Tour du Pin, mais cale en cours de préparation du bac professionnel. Commence alors un parcours précaire, de stages en CDD, dans la logistique comme préparateur de commandes, au parc Walibi comme opérateur d’attraction, en jardinerie, en librairie, etc. « En 2014, la Mission locale m’a proposé plusieurs stages au centre social des Avenières pour découvrir l’animation, raconte-t-il. Je ne connaissais rien au métier, et je l’imaginais plutôt avec des adolescents. »

Une vraie révélation

Kevin peut remercier la Mission locale et le centre social. A l’occasion d’un remplacement d’animateur péri-scolaire en maternelle, il fait une découverte : « Je pensais ne pas avoir la patience et ne pas être fait pour travailler avec des petits, et je m’étais trompé, reconnaît-il. Je me suis senti à l’aise, avec l’impression d’être très proche et complice des enfants. »

Quand la responsable de l’accueil de loisirs au centre social lui propose un Contrat d’Avenir, Kevin n’hésite pas : il passe le permis de conduire qui lui manque pour le poste, et signe dans la foulée, en juin 2014, un contrat de trois ans. « Aujourd’hui j’anime le péri-scolaire en maternelle, avec l’objectif de faire évoluer les enfants, de leur faire découvrir des choses et de partager avec eux. Je travaille aussi avec la crèche, et j’organise des événements, comme le Carnaval. » A quoi s’ajoute l’accueil de loisirs pendant les vacances, et le temps d’animation péri-scolaires des primaires le vendredi.

Voir plus loin

Heureux dans sa mission, Kevin sent pourtant qu’il manque de légitimité aux yeux de ses collègues. « Sans formation, je n’étais pas vraiment considéré comme un animateur », confie-t-il. C’est d’abord pour le diplôme qu’il accepte la formation au CQP que lui propose sa responsable. « Mais je découvre beaucoup de choses que j’ignorais, par exemple le développement de l’enfant, les normes, la possibilité d’adapter une activité à des âges différents, note le jeune homme. J’ai commencé à appliquer ces nouvelles connaissances rapidement, on a fait des petites expériences scientifiques avec les enfants : ils sont contents. » Et le regard des collègues change déjà. Quant aux parents, ils encouragent Kevin avec enthousiasme : « Ils ont inscrit leurs enfants spécialement le jour du jury, pour participer à ma certification ! »

Une reconnaissance qui donne confiance à l’animateur. Les yeux tournés vers le futur, il imagine déjà la suite : « J’aimerais passer un BPJEPS, et pourquoi pas ouvrir mon centre de loisirs. » Créer son propre centre ? « Oui, pour avoir des responsabilités, et mon propre projet, avec mon équipe. Je vais me renseigner sur les diplômes nécessaires. » Et voilà la naissance d’une belle ambition.

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Deuxième rencontre, en fin de formation (juillet 2015)

La reconnaissance

Arrivé en fin de parcours de CQP, Kevin Lefebvre ne peut que se féliciter de cette année de formation. En quelques mois, il a pris de l’assurance dans son poste et vu le regard de ses collègues changer. La question ne se pose plus : il a toute sa place au sein de l’équipe du centre social des Avenières. Une belle reconnaissance pour ce jeune animateur motivé et consciencieux.

Forger ses armes

« J’ai rapidement mis en pratique ce que j’ai appris en cours, explique Kevin. J’ai ainsi pu trouver les mots pour calmer des conflits entre enfants, et d’une manière générale, adapter mon langage aux plus petits. Par exemple, mieux vaut leur parler de devinette que d’énigme : je ne m’en rendais pas compte avant. » Dans ses animations, le jeune homme a aussi trouvé ses marques : « Avec les maternelles, j’aime bien lire une histoire, puis lancer une activité en leur donnant une mission : ils aiment bien ça. Avec les plus grands, j’ai pratiqué les jeux sportifs et collectifs découverts en formation, comme la teck ou la gamelle. »

Une moisson d’idées et d’outils qui ont aidé l’animateur à forger ses armes. « Je m’affirme plus en réunion d’équipe, je donne mon avis et mes idées, confie-t-il. Les collègues échangent plus avec moi et me proposent plus de projets à partager. » Mieux, Kevin prend peu à peu des responsabilités : il coordonne un projet commun avec la ludothèque pour l’été. Il propose de fêter les anniversaires desenfants, ou de développer les liens entre maternelles et primaires durant les temps d’animation péri-scolaires, pour partager le goûter par exemple. Un goût pour l’organisation qui se confirme, même si le jeune homme reste prudent : « La formation et le CQP m’ont fait comprendre que l’animation est un domaine complexe, assure-t-il. Je suis toujours motivé par le BPJEPS, mais il me faudra beaucoup plus d’expérience avant de me lancer dans un projet de centre de loisirs. » Ça tombe bien : il a le temps devant lui.