Axel Demaria

De la mécanique à l’animation

Première rencontre, en début de formation (mai 2015)

 Axel Demaria

Toutes les voies mènent à l’animation… pour peu qu’on fasse les bonnes rencontres. C’est ce qui est arrivé à Axel Demaria à l’âge de 20 ans. « J’avais passé un CAP de mécanique automobile, mais après quelques mois j’en avais assez, explique le jeune Grenoblois. Quand la mairie de La Tronche m’a proposé d’assurer un temps d’animation entre midi et deux et le soir dans une école maternelle, je me suis lancé. » C’était en 2012 et depuis, Axel a adopté son nouveau métier avec enthousiasme.

Mieux que le BAFA

Épaulé par les Atsem de l’école, qui le mettent en confiance, Axel découvre l’animation et y prend goût. Il entame un BAFA qu’il ne finira pas. « J’ai passé la première partie et le stage, mais ensuite on m’a proposé la formation CQP, qui est plus approfondie que le BAFA, j’en ai donc fait ma priorité. » Preuve que ce nouveau métier va comme un gant à l’ancien mécano, les Francas l’ont embauché en avril 2015 en Emploi d’Avenir, et mis à la disposition de la mairie de La Tronche. « Mon poste n’a pas changé, mais mon statut, si ! », se félicite Axel, qui apprécie son contrat de 35 heures et la formation qui lui est offerte. Le voici donc à temps complet, réparti entre les pauses méridiennes et du soir, les temps d’animation périscolaire, la garderie et le centre de loisirs du mercredi.

Partage d’expériences

Si Axel ne se projette encore pas dans l’avenir, c’est qu’il veut profiter au maximum de cette année de formation inespérée. « Ça fait du bien de se remettre dans le bain, de travailler l’écrit comme l’oral, même les préparations à la maison ne me pèsent pas », confie-t-il. Après ses premières années sur le tas, le jeune animateur apprécie l’apport théorique sur la réglementation – « c’est rassurant de savoir ce qu’on peut faire ou pas, et de le savoir par soi-même, sans avoir à demander à la directrice », tout comme l’échange avec ses collègues en formation avec lui : « On est divers, on fonctionne tous différemment, et on partage nos connaissances et nos expériences, cela permet de découvrir d’autres approches, d’autres activités. » Curieux de tout, motivé pour poursuivre dans cette voie qu’il n’avait pas envisagée, Axel se forge peu à peu un bagage fait de pratique et de ce qu’il nomme « la boîte à outils » fournie par le CQP. « C’est un tremplin, ça nous ouvre des portes », résume-t-il. Il ne reste qu’à les franchir.

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Deuxième rencontre, en cours de formation (octobre 2015)

Un échelon franchi

Après six mois de formation, Axel Demaria n’en finit pas de se réjouir de ses découvertes. « Les cours m’apportent une autre vision du métier et répondent à mes attentes : ils me permettent de mieux analyser mon travail, de vérifier si mes idées fonctionnent, de m’améliorer et de me remettre en question, explique-t-il. On ne se contente pas d’être animateur, on réfléchit et c’est satisfaisant. » Un plaidoyer sincère pour cet authentique curieux de tout.

Mieux outillé

Axel le constate lui-même : sa pratique a évolué au fil des mois. « Je m’informe de ce que font les autres, je cherche des informations, je vérifie les normes, précise-t-il. Etant mieux formé, je suis plus sollicité par mes responsables aussi, je peux plus participer et donner mon avis. » Bref, résume l’ancien mécanicien : « Je suis mieux outillé ». Attentif au rythme des enfants, l’animateur a pris l’habitude de réaliser un bilan de chaque séance, en prenant le temps de parler avec chacun. « Les enfants apprécient ce moment, qui aide à faire revenir le calme, et où ils peuvent donner des idées », constate Axel, qui travaille sur un projet autour des libertés et des différences.

Si le jeune homme prend son temps pour envisager l’avenir, il commence cependant à réfléchir à la possibilité de passer le BPJEPS. « Un collègue qui est en formation pour le passer m’en parle et ça me donne envie, confie-t-il. Et le CQP m’a redonné confiance, c’est tentant d’en apprendre plus. » Pour Axel, un échelon a été franchi cette année. Ce n’est que le premier.