Chloé Gigliotti

Une vocation pour le « social »

Première rencontre, en début de formation (mai 2015)

Chloé Gigliotti

A 22 ans, Chloé Gigliotti n’est plus une débutante. Après un CAP d’assistante technique en milieu familial et collectif, en 2011, elle a travaillé comme aide à domicile chez des particuliers à Grenoble, avant de réussir le concours d’aide médico-psychologique. A 19 ans, elle est recrutée en maison de retraite, dans une unité de vie spécialisée pour malades d’Alzheimer. « Je crois que j’étais trop jeune, ce fut très dur psychologiquement, regrette la jeune fille. Il faut plus de maturité pour un tel poste, aujourd’hui ce serait sans doute plus facile. Je n’ai pas tenu : après deux mois, je suis partie. » Une expérience qui ne la décourage pas pour autant.

De poste en poste

Juste après son départ, Chloé trouve un poste d’animatrice à la mairie de Claix. Elle aime le contact avec les enfants, sait travailler en équipe, ne manque pas de volonté : l’intégration se fait immédiatement. « En trois jours, j’avais compris le fonctionnement », dit-elle. Elle serait volontiers restée, mais la Ville change d’équipe tous les 18 mois. Qu’à cela ne tienne, la voici retenue pour un poste similaire à Echirolles, mais à temps vraiment trop partiel. « C’est alors qu’on m’a parlé des contrats d’avenir, se souvient Chloé. La Mission locale m’a renseignée et m’a signalé un poste à Claix. » Aussitôt dit, aussitôt recrutée – via l’association Profession Sport 38. Chloé est enfin embauchée à temps complet pour 3 ans en septembre 2014. Elle est affectée à l’école Saint-Pierre et au centre de loisirs de la commune.

Cap vers l’avenir

« On peut toujours apprendre, même après trois ans d’expérience » : voilà comment Chloé à accueilli la proposition de son employeur pour le CQP. Avide d’approfondissement, la jeune animatrice absorbe tout avec appétit : « les conseils pour les activités manuelles, les rythmes et les besoins de l’enfant, les expériences scientifiques à mener en atelier : j’apprends beaucoup, et d’autant mieux qu’on est peu nombreux, qu’on peut poser toutes les questions aux intervenants. » Même si la perspective de rédiger un dossier de 15 pages dans le cadre du CQP l’intimide un peu, Chloé a déjà les yeux braqués vers la suite, c’est-à-dire vers un BPJEPS Animation sociale. « J’ai très envie d’évoluer, de connaître des publics différents, d’avoir un vrai travail fixe dans le temps, confie-t-elle. L’animation sociale permet de travailler avec des handicapés, des personnes âgées, des personnes en situation difficile : ça m’intéresse, le social, c’est moi ! »

Une vocation solidement ancrée chez cette bénévole de la Fédération française des sauveteurs secouristes. Elle qui rêvait, enfant, de devenir infirmière, se verrait idéalement animatrice dans une clinique pour malades mentaux. Elle a l’avenir devant elle.

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Deuxième rencontre, en cours de formation (octobre 2015)

Approfondir l’animation

Chloé Gigliotti peut dire que sa première année en Emploi d’Avenir et le CQP ont fait évoluer ses perspectives. La découverte de l’animation, et les cours dispensés lors de sa formation lui ont ouvert de nouveaux horizons. « Mon projet a un peu évolué durant ces derniers mois, explique-t-elle. J’ai envie d’aller le plus loin possible dans l’animation, maintenant que j’ai passé les premières étapes du CQP. » Comme un déclic, une motivation nouvelle née aussi de la pratique du métier au quotidien.

Se sentir plus professionnelle

Si les diverses étapes du CQP sont exigeantes et demandent beaucoup de travail, Chloé apprécie particulièrement la solidarité au sein du groupe de stagiaires : un solide soutien pour les jours plus difficiles.

Pour son projet d’animation cette année, la jeune femme travaille autour des liens inter-générationnels, et se réjouit de pouvoir mettre en pratique les connaissances acquises en formation. « Même si, reconnaît-elle, on ne peut pas toujours tout appliquer, notamment quand on a les enfants qui partent à des horaires différents durant l’heure d’animation péri-scolaire, et des groupes qui changent, c’est difficile de réaliser un bilan de séance. » Elle se rattrape le mercredi après-midi, où la plage horaire plus stable lui permet de construire ses activités. « Dans l’ensemble, j’ai un regard plus professionnel sur mon activité, et je suis désormais reconnue comme animatrice par les parents et les enseignants », se félicite Chloé.

Dans cet élan, elle a donc décidé de revoir un peu son projet pour la suite. « Je vais m’orienter vers un BPJEPS Loisirs tous publics pour être reconnue encore plus avec un diplôme professionnel de niveau Bac, précise-t-elle. L’idée de diriger une équipe, d’avoir des responsabilités plus administratives me plaît, et je ne crains pas la formation plus longue pour obtenir le brevet. » Une belle assurance, doublée d’un sentiment de reconnaissance pour son employeur qui soutient sa démarche. « C’est une chance, dit Chloé. Alors même si je conserve mon rêve de me tourner un jour vers le métier d’infirmière, pour l’instant, j’approfondis mon métier. »

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