Delphine Ménier

Vive la formation !

Première rencontre, en début de formation (mai 2015)

Delphine Ménier

Pour Delphine Ménier, 24 ans, pas de doute : la formation ouvre des portes. Elle en a fait l’expérience pour la première fois après ses débuts dans le secteur de la restauration – un CAP et plusieurs contrats saisonniers – qui ne l’ont pas convaincue. « Pour me réorienter, j’ai fait une Action d’orientation et de formation (AOF), qui permet de faire plusieurs stages, explique-t-elle. C’est ainsi que j’ai découvert que je préférais l’animation et la petite enfance. » Suivent quelques remplacements par-ci par-là : de quoi saper le moral au bout d’un moment. « Je me demandais si l’AOF m’avait servi à quelque chose, confie Delphine. Maintenant, je sais qu’elle m’a servi à découvrir un métier. On ne perd jamais son temps quand on apprend. »

L’éducation à part entière

En septembre 2013, la jeune femme repère l’offre d’emploi de la mairie du Touvet, pour un poste qui combine l’animation périscolaire et le portage de repas à domicile pour des personnes âgées. Elle passe l’entretien… et démarre le jour même. Un mois plus tard, elle signe un contrat d’Avenir, exclusivement consacré à l’animation périscolaire. « Ça se passe très bien, se réjouit-elle. La relation avec les enseignants est excellente, on essaie de travailler tous dans la même direction, dans le cadre du projet éducatif territorial. Il n’y a pas qu’à l’école qu’on apprend : même au centre de loisirs on fait de l’éducation – et d’ailleurs je trouve qu’en général ce n’est pas assez reconnu. » Elle, en tout cas, compte bien prendre part à cette noble mission.

Valorisation

« Quand on m’a demandé de suivre la formation CQP, je me suis dit qu’il fallait y aller : ce n’est pas tous les jours qu’on offre une formation aux jeunes, qui plus est une formation valorisante », rapporte Delphine. Réglementation, sécurité : l’animatrice découvre qu’en connaissant les textes, on peut aussi se simplifier la vie. Autre découverte : l’expérience des collègues. « J’ai réalisé à quel point mon poste était royal ! On a peu d’enfants, on est au calme, les contacts avec les partenaires sont simples : je n’ai pas à me plaindre. »

La jeune femme n’a pas tardé à mettre en pratique les enseignements du CQP : désormais elle se fixe des objectifs en lien avec son animation, réalise un bilan pour chaque séance, corrige si nécessaire, et n’hésite pas à solliciter ses collègues au besoin. « Je me réfère à mes cours quand j’ai un doute, cela donne confiance en soi », assure-t-elle. C’est même l’animatrice qui fait découvrir à son directeur le contenu et la pertinence de cette formation, « très professionnelle, mais pas assez connue », selon elle.

Plus tard, Delphine pourrait viser le BPJEPS, pour prendre plus de responsabilités. Elle l’assure à qui veut l’entendre : la formation, c’est vraiment bien.

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Deuxième rencontre, en cours de formation (octobre 2015)

De mieux en mieux

 Elle persiste et signe. Après six mois de formation, Delphine Ménier est toujours aussi enthousiaste et avide d’apprendre. « Je n’ai plus le même regard sur mon travail, confie-t-elle. Avant, je voulais que les enfants soient contents, maintenant, je pense aux objectifs à atteindre, à ce qui doit leur rester en fin de séance. J’analyse plus la situation, grâce à la formation. » Un progrès dont elle constate les effets directement. « Les séances se passent beaucoup mieux car j’essaie de penser à tout : j’anime mieux ma présentation d’activité, j’intègre les remarques des enfants dans le bilan, et je crie moins ! »

Changement d’organisation

Il faut dire que le temps péri-scolaire, au Touvet, a été modifié à la rentrée 2015. De 45 minutes, il est passé à une heure trente, les mardis et vendredis. « On a tous donné notre avis pour la réforme menée par la commune et dès septembre l’organisation était plus adaptée, se réjouit Delphine. Le temps plus long me permet de bien préparer et de terminer l’activité et d’être moins stressée. Les enfants sont plus intéressés et motivés : c’est beaucoup mieux. »

Un élément supplémentaire pour souhaiter rester au Touvet en fin de contrat, à la fin de l’année scolaire. Delphine envisage de passer le BPJEPS Loisirs tous publics. « On m’a encouragée durant le CQP et cela m’intéresse car je pourrais remplacer le directeur pendant ses vacances, explique-t-elle. Je ne me verrais pas directrice toute l’année, je souhaite garder le contact avec les enfants, au moins dans un premier temps. » Delphine en discutera avec sa conseillère de la Mission locale, soutien précieux. « J’ai un suivi régulier avec elle, c’est important de l’avoir car elle me connaît bien, me renseigne, et me suit hors du travail, avec une distance qui est utile. » Savoir solliciter les bons appuis, et faire son miel des apports extérieurs : une autre des qualités de cette jeune animatrice en plein épanouissement.

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