Amina Chalal

Donner du sens à sa pratique

 Rencontre en cours de formation (octobre 2015)

Amina Chalal 

Pour Amina Chalal, l’orientation n’a pas été une réussite. Depuis toujours motivée par le travail auprès des enfants, elle a été guidée vers un BEP Carrières sociales et sanitaires pas vraiment adapté à ses souhaits. « Le cursus portait plus sur les personnes âgées, ça ne me correspondait pas, se souvient-elle. J’ai donc arrêté avant la fin du BEP, j’avais 17 ans. J’ai passé le Bafa. » La directrice du centre de loisirs de sa commune, Pont-de-Claix, lui propose de remplacer une animatrice à l’essai, les mercredis et vacances. « Ça s’est très bien passé, et on m’a donné de plus en plus de responsabilités », raconte Amina, qui signe en 2012 un contrat d’insertion à mi-temps.

Première marche

Après trois années, en février 2015, le Centre de gestion de l’Isère propose à la jeune femme un Contrat d’avenir de trois ans. Son poste, sur la commune voisine de Champagnier, comprend à la fois les temps péri-scolaires le mardi et le vendredi, la pause méridienne, le suivi administratif de la cantine en mairie, de l’entretien et la sécurité des abords de l’école le matin. « Ici, je suis plus en milieu rural, c’es très différent, note Amina. C’est une autre façon de travailler, des activités différentes : par exemple on ne fait pas de slam ! » D’abord un peu impressionnée par ce nouveau cadre, l’animatrice prend ses marques peu à peu et se voit chargée de nouvelles responsabilités, comme la coordination de la cantine. Et la formation au CQP lui ouvre des perspectives. « J’appréhendais un peu au début, mais finalement c’est super, confie-t-elle. Le domaine me passionne et j’adore apprendre de nouvelles choses sur les besoins de l’enfant, ou la pédagogie. Je sais pourquoi je fais les choses, cela donne du sens à ma pratique. »

Dans la foulée, Amina espère enchaîner avec le BPJEPS. Une suite logique, pour elle, afin d’approfondir la formation et d’obtenir un diplôme supplémentaire. « C’est important pour être reconnue et fière de soi », dit-elle. Car son objectif serait de devenir éductrice spécialisée. Consciente du chemin à parcourir, elle l’envisage avec sérénité : « Il faudra reprendre des études, mais cela me motive, car j’ai envie d’intégrer une dimension d’aide à mon métier. » La première marche est bientôt franchie : un bon début.

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