Les discriminations et les temps éducatifs des enfants

Une formation gratuite, à destination des élus des collectivités locales et territoriales, enseignants, techniciens en charge de l’éducation, parents, associations et fédérations d’éducation populaire…

Intervention de Stéphane KUS, chargé d’étude au Centre Alain Savary –Institut Français de l’éducation, animateur du réseau national de lutte contre les discriminations au sein de l’éducation.

  • Repérer les inégalités institutionnelles dans le système scolaire et périscolaire,
  • Repérer les différentes formes de discriminations,
  • Trouver des espaces de régulations et de travail collaboratifs interinstitutionnels pour agir.

Avec les témoignages sur les travaux des groupes de recherches/actions engagés par Grenoble Alpes Métropole et la Direction des services départementaux de l’Education Nationale de l’Isère dans le cadre d’une convention partenariale (2009-2014).

Ministère de l’Education Nationale, circulaire de rentrée n° 2015-085 du 3 juin 2015 « Le respect de la liberté et de la dignité d’autrui, le rejet de toutes les discriminations, l’engagement au service de la communauté et de la prévention du racisme et de l’antisémitisme doivent fonder les projets éducatifs… »

Invitation KUS

Qu’est-ce qu’un CQP animateur périscolaire ?

Le Certificat de Qualification Professionnelle (CQP) est un diplôme de niveau V. Il donne une équivalence pour le BAFA (brevet d’aptitude aux fonctions d’animateur). Il permet aussi de valider 2 UC (unités capitalisables) pour le BPJEPS loisirs tout public (brevet professionnel de la jeunesse, de l’éducation populaire et du sport).
La formation se déroule en alternance entre la collectivité (200h) et des temps théoriques (217h).
Pour la certification, le candidat doit valider 3 épreuves : une à partir d’un dossier de 10 à 15 pages qui présente la structure et le projet d’animation, une autre sur un oral où le candidat fait part de son projet autour de l’accueil du public et une autre épreuve consiste à construire et à mener une séance d’animation face à un groupe d’enfants (le jury se déplace sur site).
Le tutorat est un élément essentiel pour la réussite de la formation et pour accompagner le jeune dans son évolution professionnelle. Ce tuteur doit avoir des diplômes dans le domaine de l’animation.

Les métiers artistiques et culturels et les métiers du sport dans la fonction publique territoriale

Nous nous sommes penchés sur la question des métiers en voie de mutation dans la fonction publique territoriale (FPT). Comme pour le travail sur la charte des ATSEM, nous avons réuni des acteurs -politiques, institutionnels, des représentants syndicaux, des techniciens et des experts de ces questions- pour pouvoir concentrer dans un document un maximum d’informations sur ces métiers. Nous avons traité en simultané les métiers du sport et culturels/artistiques avec des séances communes et d’autres séparément, de février à juillet 2015.

Les PEDT ont été au centre du débat sur l’intégration dans les TAP de parcours sportifs et culturels : quelle plus-valus ? dans quelles conditions d’exercice ? quel statut pour les intervenants ?…

Les métiers artistiques dans la FPT

Les métiers du sport dans les collectivités V2

En fin d’année 2015 un travail similaire autour des métiers de l’animation a démarré avec une première séance.

Les projets éducatifs de territoires (PEdT)

Dans l’objectif de venir en soutien aux communes, nous avons organisé en avril, 2 réunions d’informations sur le PEDT, à St Martin d’Hères et à Bourgoin-Jallieu.

Ces rencontres ont réunis 40 communes, 59 élus ou techniciens. A nos côtés, les institutions étaient présentes pour répondre aux questions des participants, la CAF, l’Education Nationale, la DDCS.

En Isère, presque toutes les communes disposent d’un PEDT. Notre prochaine étape sera de proposer des soirées thématiques pour venir enrichir les communes sur des propositions d’animation de TAP.

La prochaine thématique se fera autour des activités culturelles avec la présence d’associations mais également des témoignages de communes qui ont mis en place des actions particulières. Une autre séance sera consacrée aux activités sportives.

Si vous connaissez des expériences spécifiques dans ce domaine, n’hésitez pas à nous en faire part.

2 rencontres sont programmées :

  • le jeudi 4 février 2016 de 18 à 20 h dans nos locaux de Bourgoin-Jallieu (Rue Claude Chappe – ZAC la Maladière)
  • Le jeudi 11 février 2016 de 18 à 20 h à St Martin d’Hères.

Venez nous faire part de votre expérience ou poser vos questions.

 

LE CDG employeur de jeunes en emploi d’avenir

Conformément à la circulaire du 30 juillet 2013, portant sur les modalités de recrutement et de mise à dispositions de jeunes en emplois d’avenir par les centres de Gestion de la fonction publique territoriale, le CDG38 s’est inscrit dans cette dynamique avec la sollicitation du Préfet d’embauche et de formation pour 30 jeunes.

Aujourd’hui, le CDG38 est employeur de 9 jeunes mis à disposition des communes suivantes : Champagnier, Saint Martin d’Uriage (3), Pommiers la Placette, St Pierre de Chartreuse, Nivolas-Vermelle, Chamagnieu et Frontonas.

Nous avons des possibilités d’accueil de jeunes en emploi d’avenir, pas uniquement réservé au secteur périscolaire.

En 2016, l’Etat reconduira des financements pour poursuivre le dispositif mais la suite demeure incertaine.

Parlez- en autour de vous, les modalités de portage administratif sont simples.

La charte départementale des ATSEM

En juillet 2014, après quelques mois de réflexion, la charte départementale des ATSEM  a été validé en comité technique paritaire départemental à l’unanimité.

Cette charte a été actualisé pour mieux répondre aux besoins actuelles des collectivités territoriales dans le cadre de la mise en place des nouveaux rythmes éducatifs. Les ATSEM voient leur travail évoluer, le lien avec les équipes enseignantes doit s’affiner pour apporter des réponses éducatives tant sur le plan scolaire que périscolaire.

Le groupe de travail était composé représentants des collectivités (élus et techniciens de petites et grandes communes de l’Isère), des organisations syndicales départementales et des acteurs de l’Education Nationale.

Amina Chalal

Donner du sens à sa pratique

 Rencontre en cours de formation (octobre 2015)

Amina Chalal 

Pour Amina Chalal, l’orientation n’a pas été une réussite. Depuis toujours motivée par le travail auprès des enfants, elle a été guidée vers un BEP Carrières sociales et sanitaires pas vraiment adapté à ses souhaits. « Le cursus portait plus sur les personnes âgées, ça ne me correspondait pas, se souvient-elle. J’ai donc arrêté avant la fin du BEP, j’avais 17 ans. J’ai passé le Bafa. » La directrice du centre de loisirs de sa commune, Pont-de-Claix, lui propose de remplacer une animatrice à l’essai, les mercredis et vacances. « Ça s’est très bien passé, et on m’a donné de plus en plus de responsabilités », raconte Amina, qui signe en 2012 un contrat d’insertion à mi-temps.

Première marche

Après trois années, en février 2015, le Centre de gestion de l’Isère propose à la jeune femme un Contrat d’avenir de trois ans. Son poste, sur la commune voisine de Champagnier, comprend à la fois les temps péri-scolaires le mardi et le vendredi, la pause méridienne, le suivi administratif de la cantine en mairie, de l’entretien et la sécurité des abords de l’école le matin. « Ici, je suis plus en milieu rural, c’es très différent, note Amina. C’est une autre façon de travailler, des activités différentes : par exemple on ne fait pas de slam ! » D’abord un peu impressionnée par ce nouveau cadre, l’animatrice prend ses marques peu à peu et se voit chargée de nouvelles responsabilités, comme la coordination de la cantine. Et la formation au CQP lui ouvre des perspectives. « J’appréhendais un peu au début, mais finalement c’est super, confie-t-elle. Le domaine me passionne et j’adore apprendre de nouvelles choses sur les besoins de l’enfant, ou la pédagogie. Je sais pourquoi je fais les choses, cela donne du sens à ma pratique. »

Dans la foulée, Amina espère enchaîner avec le BPJEPS. Une suite logique, pour elle, afin d’approfondir la formation et d’obtenir un diplôme supplémentaire. « C’est important pour être reconnue et fière de soi », dit-elle. Car son objectif serait de devenir éductrice spécialisée. Consciente du chemin à parcourir, elle l’envisage avec sérénité : « Il faudra reprendre des études, mais cela me motive, car j’ai envie d’intégrer une dimension d’aide à mon métier. » La première marche est bientôt franchie : un bon début.

Marine A.

Un beau tremplin

Première rencontre, en début de formation (automne 2014)

Marine A

C’est d’abord l’histoire d’une désillusion. Gardoise d’origine, Marine a passé un BTS de Communication en 2011, qui n’a débouché sur aucun emploi pérenne. « Période de grand froid », dit-elle pudiquement pour décrire trois difficiles années de chômage, de petits boulots en CDD et de remise en question profonde. « Je me voyais chargée de com’, j’avais fait une mission dans un festival, créé des associations, mais sans rien de concret au bout », raconte-t-elle. Aussi, quand son compagnon est embauché à Saint-Pierre de Chartreuse, la jeune femme n’a guère de regret à changer de région.

Réfléchir et construire

A peine installée, Marine est embauchée en février 2015 par la mairie de Saint-Pierre en Emploi d’Avenir pour trois ans (elle réside en effet en « zone de revitalisation rurale », à Saint-Pierre d’Entremont). Elle occupe un poste double d’agent d’accueil à la mairie et d’animatrice à la cantine et pour le péri-scolaire. Et démarre la formation au CQP dans la foulée. « Je me suis dit que ça serait un appui pour ma pratique, note-t-elle. J’ai besoin d’outils pour organiser les activités car l’animation n’est pas mon secteur, et j’apprécie qu’on me donne des clés, des idées, des indications sur les comportements à tenir dans des situations particulières : il faut que je découvre tout en peu de temps ! » Rien pour affoler la jeune femme de 25 ans, dont les petites appréhensions se sont évaporées dès les premiers contacts avec les enfants et les collègues. Et son bagage lui permet d’envisager cette période de découverte avec recul : « Plongée dans le bain, j’essaie de dégager du temps pour réfléchir et commencer à faire mes propositions d’activité et de projets ».

Cap sur la pédagogie

Tout de suite, Marine s’est intéressée aux liens envisageables avec les enseignants de l’école. « Question de cohérence pédagogique », dit-elle. Avant d’ajouter : « Mais c’est à moi de faire la démarche pour savoir quels liens pourraient être noués, quitte à bousculer un peu les habitudes. » Dès qu’elle aura pris ses marques et monté son projet autour de l’environnement (son village est dans le Parc naturel de Chartreuse) dans le cadre du CQP, la jeune femme espère créer une relation plus approfondie.

Une démarche qui l’intéresse d’autant plus que ces premières semaines auprès des enfants ont été révélatrices : « J’ai l’impression que d’avoir mis les pieds à l’école a allumé une étincelle et réveillé une envie qui était là, confie Marine. Je réfléchis à devenir institutrice ! » L’Emploi d’Avenir en péri-scolaire et la formation pour le CQP sont pour elles un vrai tremplin pour faire décoller cette nouvelle vocation à l’épreuve de l’expérience.

 

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Deuxième rencontre, en fin de formation (juillet 2015)

Passage à la pratique

Sa première année en Emploi d’Avenir, Marine la résume d’une formule : « j’ai vécu une vie totalement nouvelle ». Travail, formation, région : tout a changé pour la jeune femme, qui s’avoue un peu submergée par la vitesse des changements. Ce qui ne l’empêche pas d’apprécier son nouveau métier avec un enthousiasme grandissant. « Mon envie de travailler avec des enfants a été confirmée », se réjouit-elle.

Rassurée et détendue

Débutante dans l’animation, Marine s’est appuyée sur la formation au CQP pour trouver la confiance en elle, et la confirmation que ses intuitions étaient justes. « La formation m’a aidée à mettre mes idées en place : j’avais plein d’idées mais la méthode pour les appliquer. Au fil du temps, les liens se tissent avec les enfants et tout se passe bien. » Rassurée, Marine a pris de l’assurance : « J’ai réussi à mettre mes idées en pratique, et ma façon de travailler a évolué en quelques mois. Au début, je voulais tellement bien faire que je me mettais trop de pression sur le dos. Maintenant, ça va mieux, les enfants m’ont adoptée ! » Même satisfaction quant à la relation avec ses collègues et sa tutrice, qui ont félicité la jeune animatrice pour son projet autour de l’environnement. « J’ai organisé des séances de loisirs créatifs à partir d’objets recyclés, pour les petites sections et jusqu’au CM1. »

Toujours en double poste à la mairie – une mission variée et active qui lui convient bien, Marine espère dorénavant prendre toute sa place au sein de l’équipe, aux côtés des enseignants notamment, pour participer à la vie de l’école avec un esprit de cohésion. « Le CQP est essentiel pour ça, assure-t-elle. Il me légitime y compris aux yeux des parents : c’est la reconnaissance d’un savoir-faire. »

Pour la suite, la jeune femme se laisse le temps de la réflexion. Même si elle n’a pas mis de côté son projet de passer le concours d’institutrice, elle a « besoin de recul avant de faire le point ». Toujours réfléchie et consciencieuse, elle a encore deux années de Contrat d’Avenir pour se décider.